de John Bloug


Au début je pensais que c'était une bonne idée de me présenter, mais finalement, maintenant que tout le monde me connaît, c'est plus trop la peine. Bonjour.


Mardi 19 février 2008
Bon les copains, je voudrais pas dire, mais vous etes pas super attentifs.

personne pour remarquer que la nouvelle la en dessous elle est pas terminée? hein? vous vous en foutez hein, c'est ca, de pas avoir de fin a mon histoire hein?

bon

toujours est il que voila la suite et fin, j'avais pas fait gaffe que j'ai copié une vieille version qui trainait sur le mauvais ordi, bougre d'andouille que je fais

et sinon je vous aime vous la bas qui vous reconnaitrez, vu qu ej'ai plus trop l'occasion de le crier ici.








suite et fin, donc

Le secret c’est tout de même de se fixer des échéances, une ligne d’horizon, car même si je vis au jour le jour (y compris les jours feriés), si je n’ai pas au minimum un petit but vers lequel tendre, c’est la déprime assurée car mon cerveau n’est plus assez occupé pour que ma partie faussement fainéante prenne le dessus. Donc pour l’instant c’est la recherche d’un boulot, puis ce sera la recherche d’un appartement. Déjà ça va m’occuper un petit moment. Après on pensera à s’acheter une gourmette et un collier de nouilles et se marier. Car la voilà la limite de toute cette philosophie de vie : le temps. La construction de soi, l’accomplissement de son for intérieur. Enfin tous ces principes post soixantehuitards qui nous empêchent de tourner en rond. Tant que je n’y pense pas trop et que je ne me penche pas sur la question, tout va bien, après tout on va pas se faire du mouron pour trois fois rien, j’ai toute la vie devant moi (ou presque, mais je compte beaucoup sur l’augmentation de la durée de vie en occident, les statistiques sont formelles).

Mais dès que j’écoute une musique intemporelle ou que j’observe des papillons, ça me prend, et suite à une douce mélancolie salvatrice, j’ai envie de me mettre des coups de pied aux fesses, de me secouer un peu (tout ça en même temps), de me traiter de pauvre type incapable de faire comme tout le monde et d’aller dans le sens de la marche, c’est pas compliqué pourtant bon sang, suffit de porter une cravate, d’obtenir un crédit, de mettre son nom sur une boite aux lettres, et en voiture simone. Sauf que la musique me berce, m’endort, et le lendemain j’ai mis de côté toutes mes résolutions. On verra plus tard, rien ne presse, attendons d’être au pied du mur. Attendons qu’il soit trop tard.

 

Et voila que je fais fasse à un objet vertigineux, qui me toise du haut de ses 50cm, mais il ne m’aura pas, j’ai décidé d’enfin débloquer le rouage, quitte à m’y coincer les doigts.

J’ai cru pouvoir arrêter le temps en ne le faisant pas avancer, sauf que visiblement c’est pas comme ça que ça marche. La nature a tendance à avoir des petites pattes, certes, mais des petites pattes qui courent bien plus vite que moi. Je vais pas tomber dans le panneau du temps qui passe et des pétales de la rose qu’il faut sentir sous peine de malheur intérieur et de flétrissement de l’âme (j’ai un sens inné du cliché à éviter à tout prix), mais que ça ne m’empêche pas de tirer certains enseignements de mes longues soirées d’hiver passées à réfléchir seul devant la télé, l’air absent et l’œil abruti. Et du fait aussi que je viens de me faire larguer comme de la vieille chaussette (l’image est un peu étrange, après tout je suis loin d’avoir ce genre de relation avec mes chaussettes, mais bon, je ne juge pas), pour la simple et plutôt pas mauvaise raison que la femelle humaine n’aime pas piétiner. Elle aime construire. Sortir et s’amuser aussi dans la mesure du possible, et vu que je remettais au lendemain les sorties et soirées prévues depuis belle lurette, forcément j’avais tendance à les rater. C’était finement joué car ça m’évitait de chercher une place où me garer, mais d’un point de vue strictement ludique, c’était limité. J’en conclus brillamment que mon mode de vie ne convient pas à une vie de couple, ceci expliquant cela, mais ne le rendant pas agréable, car non, un procrastinateur ne remet pas ses sentiments a demain, lui aussi est capable d’amour, lui aussi a un petit cœur qui souffre derrière sa carapace dorée.

Et donc je remettais à demain ma relation, finalement, ce qui évite de penser au futur (paradoxalement) et d’à peine effleurer le présent, et c’est pas le genre d’attitude qui rassure la femelle sus mentionnée qui après tout n’est pas là pour se tourner les pouces en attendant que monsieur daigne se prendre en charge et parte de chez ses parents, le bac et un boulot en poche (bon le bac je l’ai, comme tout le monde (je me sens très snob en disant ça, j’aime bien)). Femelle pas rassurée = femelle barrée, dit l’adage. Qui donc s’est vérifié, à mon grand regret, mais on peut pas dire que je ne l’ai pas vu venir. Je ne suis pas particulièrement perspicace, mais le fait qu’elle me dise qu’elle en a marre, que j’ai 2 mois pour trouver un boulot (ça c’était y’a 6 mois), m’a un peu mis la puce à l’oreille alarmée. Sauf que j’ai remis mon affolement à plus tard (boarf, j’ai le temps), fidèle à moi-même. Tandis qu’elle restait fidèle à son engagement (enfin sa menace).

Mais je ne suis pas là pour me lamenter, je suis là pour dompter cet objet, donc, ouvert et libre, qui me défie de le remplir et le transporter ailleurs. Car oui, a y’est, je déménage. Ce ne sont pas mes parents et leurs stratagèmes douteux qui ont eu raison de moi. Non. C’est le temps. Saleté. Il arrive un moment où il nous pousse au bord du précipice pour bien nous faire comprendre qu’il serait temps de s’activer un peu, qu’on a pas que ça à faire, qu’on est encore en pyjama alors qu’il va bientôt faire nuit. Autant dire que je ne m’avise pas de négocier avec le temps, j’aime autant pas, je préfère faire ce qu’il me suggère, c’est mieux pour tout le monde, surtout moi.

Alors plutôt que de laisser ce carton au milieu de la pièce et de me poser sur mon lit devant la télé, je vais le remplir (pas trop non plus, après j’aurai mal au dos, ce serait un peu crétin), lui puis un autre, et encore un autre. Je ne pensais pas être sauvé par un carton (ça prend l’eau, ça protège à peine du froid, c’est pas bien solide), mais plus je le regarde plus j’ai conscience qu’il est ma poignée de porte à moi vers mes lendemains qui chantent la traviata. Je ne suis pas un homme nouveau, je n’ai pas rencontré Dieu, mais je suis un homme qui marche. Ça fait bizarre. Même pas peur.

Par John Bloug
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Jeudi 22 novembre 2007
alors voila, j'ai ecrit ca
en fait a la base c'est une nouvelle qui devait etre illustrée, mais finalement je la trouve bof, je peux faire mieux, y'a marqué tout partout sur mon front

mais comme j'ai une tres haute estime de moi meme, j'ai decidé de vous en faire profiter quand meme
de rien

alors voila. ca s'appelle Procrastinateur. Par JB


Je vais paraître parano, comme ça, mais je pense que mes parents veulent se débarrasser de moi. Enfin pas dans le sens mafia ‘je dors avec les poissons les deux pieds en avant un rocher attaché à mon corps sans vie’, ne sombrons pas dans une panique déraisonnée. Non, juste ils en ont assez de m’avoir dans leurs pattes. Ce que je conçois parfaitement. Moi-même à leur place je chercherais à virer ce glandeur de bientôt 30 ans qu’ils ont élevé, certes, dans la joie et la bonne humeur et le respect d’autrui, mais leur patience avait forcément une limite, et à y’est, elle est franchie, il est des signes qui ne trompent pas.

 

Faisons les choses proprement et commençons par le début. La raison pour laquelle je suis encore chez mes parents n’est pas des plus essentielles, mais disons que ça n’a rien à voir avec un besoin de rester dans leurs jupons (enfin ceux de ma mère, mon père n’a pas a être mêlé à cette expression), ou une incapacité à m’occuper de moi-même comme un grand. Enfin si. Mais j’aime pas trop me le représenter comme ça, c’est mauvais pour mon amour propre, auquel je tiens beaucoup (il est très susceptible). J’attends simplement le bon moment, celui tombé du ciel, sauveur devant l’éternel et qui me sauvera moi des griffes de mes parents, griffes à présent acérées que je n’avais jamais remarquées, affairé que j’étais à constamment remettre à demain ma recherche de boulot.

Car oui, je suis au chômage, mais je rassure tout le monde, je n’abuse pas du système (le fameux), je ne touche pas d’allocations, ce serait trop facile sinon, de l’argent de poche tombé du ciel, à vie (le rêve). C’est pas plus mal, comme ça je n’ai pas de comptes à rendre à l’Etat, qui peut être un peu prise de tête quand il l’a décidé, et surtout causer tout plein d’ennuis. Ne jamais se mettre l’Etat à dos, petit conseil d’ami.

 

Mais c’est de leur faute, aussi, à mes parents : toute ma vie ils m’ont fait confiance (on a pas idée, je suis leur fils pourtant, on pourrait croire qu’ils me connaîtraient mieux que ça). Même quand j’ai eu un semblant de difficulté scolaire (très fugace, le temps de reprendre mes esprits, car oui bien entendu que j’étais brillant, il a juste fallu un peu de temps au corps professoral pour s’en rendre compte), ils ne m’ont pas poussé plus que ça ou mis la pression, ou vérifié mon cahier de texte et mes devoirs.

Et je parviens encore aujourd’hui à plus ou moins les convaincre que ce que je fais est calculé, qu’ils vont voir ce qu’ils vont voir, je vais réussir dans la vie, je quitterai ce 14m² tout confort (j’ai la télé dans ma chambre) pour une villa dans une ville qu’on appelle Bergame, où je pourrai me payer mes propres pâtes à volonté. D’ailleurs quand je leur en parle je vois bien qu’ils sont sous l’hypnose de l’émerveillement (on visualise beaucoup, dans ma famille. Ça me joue des tours, parfois, c’est même très gênant), et que les étoiles dans leurs yeux leur font oublier un instant qu’ils aimeraient bien ne pas m’avoir sur les bras une décennie de plus (jamais 3 sans 4). S’ils savaient…

 

Et puis bon, je suis très bien chez moi, seul avec mes parents. Mes 2 frères sont partis, eux (ils savent pas ce qu’ils ratent), et je me retrouve sans aucun problème de promiscuité ou de temps d’attente pour la salle de bain, et j’ai plus à attendre le matin de noël qu’ils soient tous réveillés pour ouvrir mes cadeaux (on avait un pacte, pourtant, étant enfants, qui stipulait clairement que « le premier réveillé, réveille l’autre », chose qui arrivait en général dès le chant du coq dans la neige, donc vers 6h du matin. Mais comme avec l’âge mes frères sont devenus bougons, ils ont fini par rompre le pacte).

J’ai une liberté absolue, et si je n’aime pas les petits pois du soir préparés avec soin et amour par ma mère (on est pas une famille très moderne, avec le père derrière les fourneaux. Ce qui n’est pas plus mal, d’ailleurs, puisqu’il ne sait faire que des omelettes et que bon, au bout de quelques jours on peut avoir tendance à se lasser des œufs. Et je dois surveiller mon cholestérol), alors j’ai le loisir de me faire des pâtes (décidément, ce sera l’aliment récurent de ce récit. J’ajouterai même qu’il devrait être élu « aliment officiel des terriens », narguant ainsi, au hasard, les choux de Bruxelles, habitués à être écrasés dans les assiettes pour mieux être étalés et non consommés), sans pour autant recevoir un rouleau à pâtisserie à la figure (qui pour le coup sortirait vraiment de nulle part, ça fait belle lurette que j’en ai pas vu un traîner dans le coin, c’est un des avantages des pâtes brisées toute faites). Je peux même rentrer à l’heure que je veux, y compris en pleine semaine, même pas juste le week-end. Mes parents ont tout compris à la notion de liberté individuelle (la mienne en particulier). Merci Mai 68, merci la plage et les pavés, merci le rock ‘n roll, merci les cheveux longs.

 

J’ai toute ma vie eu une paix royale de petit prince gâté. Il est vrai que je faisais semblant d’être occupé et de mener ma barque comme un chef, de faire comme si je savais où j’allais (c’est pas parce qu’on ne sait pas où on va qu’on est perdu pour autant, attention, tous mes chemins pris sont calculés. Par mon intuition, certes, mais c’est un calcul quand même, celui du moindre effort). Mes choix n’ont jamais été remis en question par la hiérarchie, même si à mon avis ils s’attendaient pas à ce que je sois le dernier de la fratrie à quitter les lieux (et je suis pas parti, encore, c’est dire si je suis à la bourre). Mais le plus vieux a décidé de s’exiler le plus loin possible, au Japon (techniquement c’est pas le plus loin, je sais, mais c’est une image), après avoir prospecté sur Internet et trouvé une jeune femme ne parlant pas le Français, à peine l’Anglais, mais ayant réussi, miracle de l’amour à distance et de l’absence de contact physique, à comprendre mon frère. Ce qui explique probablement que moi je n’y suis jamais parvenu (malgré l’absence totale, j’insiste, de contact physique de mon côté aussi).

Le plus jeune (oui, je suis la tranche de salami, un peu avariée depuis le temps, dans le sandwich) a choisi une voie un peu plus traditionnelle (c’en est même navrant de platitude téléphonée), à savoir des études, une petite amie pendant ces études (les profs avec les profs, les ingénieurs avec les ingénieurs, on se regroupe par centre d’intérêt (dans le cas présent, les vacances ou la technologie)), un peu de collocation pendant ces mêmes études, puis un boulot tout de suite après (affligeant), et l’amour qui emporte tout et voilà qu’on emménage avec la petite amie sus mentionnée. J’attends Septembre et l’annonce officielle de mariage pour Juin prochain (pour les impôts, certes, mais aussi parce qu’il fait beau, tu comprends), et je suis sûr qu’il y aura un diaporama représentant les mariés aux différentes étapes de leur vie, avec des photos rigolotes où tout le monde rigolera de manière complice, on trinquera, y’aura des discours, des sketchs, une reprise de « les copains d’abord », par les copains, mais avec des paroles modifiées et, si vraiment l’ambiance est au top, on coupera pas au jeu de la pomme dans l’eau. Navrant.

 

Y’a intérêt à ce que je sois témoin.

 

Car bon, je préfère qu’on me regarde de loin en disant que le beau jeune homme, debout et fier là bas, c’est le frère du marié, et aussi le témoin, preuve de son importance capitale dans sa vie et probablement la raison principale pour laquelle le marié a aussi bien réussi, plutôt qu’on me montre discrètement du doigt en expliquant que le jeune homme avachi sur le banc au second rang c’est le dernier membre non marié de la famille et que les parents ne savent pas trop ce qu’ils vont en faire, on dit même qu’il aurait fait quelques séjours en « hôpitaux spécialisés » (c’est entièrement faux) et qu’il aurait été vu dans son jardin, grattant la terre à la recherche de graines à manger (je préfère ne pas en parler).

 

Le mec encore chez ses parents, sans travail, on se dit que c’est un fainéant, surtout que sa tête de glandeur n’arrange pas les choses, ça fait pas très sérieux (c’est juste que je ne me rase pas, je n’aime pas ça, c’est très désagréable comme sensation que d’être rasé de près. Alors qu’une barbe de 3 jours, non seulement ça les fait toutes craquer, mais en plus ça n’irrite pas la peau (enfin pas sa propre peau en tout cas, pour celle des autres c’est vrai que bon…). Par contre ça fait négligé, mais c’est un choix. Mieux vaut être négligé que pendu, a un jour dit Napoléon (faudra que je vérifie mes sources)) . Je dois avouer que c’est pas totalement faux, mais bon, je préfère me voir sous un jour meilleur, d’autant plus que c’est un peu plus subtil. Je suis plutôt un procrastinateur (ce serait un néologisme que ça ne m’étonnerait qu’à moitié, mais c’est l’idée). Si j’en crois les cours de latin que je n’ai jamais eus, il s’agit de tout remettre au lendemain (j’ai fait un an de Grec, au collège, et j’étais fasciné de me dire que j’arrivais à déchiffrer un alphabet absolument inconnu avec des signes qui sont mêmes pas Français. Et en plus y’a pas à dire, mais les Grecs anciens ils savaient inventer des histoires avec plein de dieux qui avaient par moment des idées un peu farfelues, mais ô combien divertissantes. Je voudrais pas faire de prosélytisme, mais c’est autre chose que la Bible). Autrement dit, ça ne me dérange pas de faire ce que j’ai à faire, tant que c’est fait au tout dernier moment, histoire de bien profiter du temps libre qui précède tout temps imposé. Après, ce n’est quand même pas ma faute si j’ai de longues périodes où je n’ai rien à faire.

« Tu dois rudement t’ennuyer », me dit on parfois, fort naïvement. Quelle belle preuve d’égocentrisme que de penser que moi il me faut une occupation quotidienne qui rythmerait ma vie, et de ne pas concevoir que le simple fait d’avoir du temps libre me suffise amplement. D’ailleurs la notion même d’ennui est assez abstraite à mes yeux (bon, certes, elle l’est aux yeux de tout le monde, l’ennui n’est pas une chose concrète, je serais bien incapable de toucher l’ennui d’autrui, je ne me permettrais pas de toute façon, mais on se comprend). Je suis super fort quand il s’agit de ne rien faire, mais pour ce qui est de l’ennui, là par contre je suis un incapable.

« L’oisiveté est mère de tous les vices » me dirait ma grand-mère, pour peu qu’elle aime sortir des dictons de sa poche comme ça, et pour peu qu’elle soit bien plus acariâtre (en gros, pour résumer, jamais elle ne dirait une chose pareille, ma grand-mère est parfaite et a bien saisi tout mon potentiel adorable, mais je vois pas qui pourrait asséner cela sans avoir le statut de grand parent). De toute façon, tant que ce n’est pas un pêcher capital, je suis sauvé, et je vais pas me laisser dicter ma vie par un dicton. Surtout qu’en plus il doit bien y en avoir un à propos du fait de remettre au lendemain ce qu’on peut faire le jour même, mais j’en ai oublié les détails.

 

Et mon gros souci, dans l’histoire, c’est que pour qu’un projet auquel je participe ait une chance d’aboutir un jour, il vaut mieux que ce jour soit défini précisément. Il est aussi judicieux de me donner une heure précise, sinon ce sera terminé à minuit par défaut. Dans mon monde bien particulier à moi, trop d’indications valent mieux que pas assez. Or mon projet du moment, c’est ma recherche de travail. Et quoi de plus abstrait qu’une recherche de travail ? Surtout à l’ère d’internet, où il n’est plus question d’écrire ses lettres de motivation à la main (de toute façon j’ai plus de stylo plume. Je m’en suis affranchi dès la faculté. C’est que ça fait bien plus libre d’arriver avec une simple chemise cartonnée, quelques feuilles et un style bic, plutôt qu’avec un cartable Tan’s en cuir (on l’a tous eu), une trousse, un compas, un stylo plume, et un cahier par matière). Et donc comme je n’ai pas de date précise en tête, et comme en plus je suis persuadé qu’à la moindre candidature de ma part, je serai pris, alors j’ai tendance à ne pas m’y consacrer à 100%. Ni même à 50%. Qui plus est, je sens que ma confiance en moi est un atout pour les entreprises éventuelles. Mon absence de sens des réalités du monde qui m’entoure tant bien que mal et ma naïveté, sûrement un peu moins, mais je tenterai de ne pas le mentionner lors de mon entretien (car il n’y en aura qu’un, qui sera le bon, à n’en point douter, soyons optimistes, sinon c’est la dépression assurée, voyez tous ces chômeurs à la mine triste).

Parfois j’ai des éclairs de lucidité, et je me prends en main en me disant mon bonhomme (j’aime bien m’appeler « mon bonhomme »), n’oublie pas qu’il y a un paquet de chômeurs qui se démènent, là dehors, qui appellent, qui relancent, qui ont des photos d’eux en cravate, qui ont de la couleur sur leur Cv, des lettres de motivation étudiées au millimètre, des classeurs avec codes couleur et des fichiers Excel remplis.

Je ne l’oublie pas.

Je le garde en tête.

Comme ça, si on me rappelle pas pour le poste en question dans la demie heure qui suit l’envoi de ma candidature, eh bien je ne suis pas trop déçu. Je suis très fort pour me préserver de ce monde de sauvages. Certes, ce n’est pas en me préservant que je mets toutes les chances de mon côté, mais chaque chose en son temps, c’est déjà pas mal que je m’y emploie un peu, c’est pas comme si j’avais une vraie raison de me lancer dans l’arène, franchement je trouve que j’y mets de la bonne volonté.

 

Ce qu’il faudrait, en fait, c’est que mes parents (que j’aime) me donnent une date butoir de type ultimatum au-delà de laquelle ils me coupent les vivres, l’eau chaude (bon courage pour faire cuire mes pâtes) et me font dormir sur mon balcon. Un bon coup de pied au derrière ne peut pas me faire de mal. Je tenterai de le leur suggérer.

Enfin un jour.

Peut être.

Surtout qu’en attendant, j’ai surpris ma mère l’autre jour au téléphone qui expliquait à je ne sais qui (un ange probablement) que jamais elle ne mettrait un de ses enfants à la porte (c’est une sainte). Non seulement je me suis senti visé, mais aussi soulagé.

 

Par contre je ne pensais pas qu’elle changerait d’avis aussi rapidement. Bon d’accord, cette conversation au téléphone a eu lieu il y a 5 ans, je venais de démissionner de mon emploi ô combien enrichissant de vendeur de petits meubles dans une enseigne bien connue, renonçant ainsi à de l’argent de poche plutôt conséquent (même si les petits meubles ça paie pas des masses) et à un état de décérébration végétale constant, et embrassant ce qui allait être une carrière musicale certes enrichissante, mais bien peu lucrative. Car je suis un parasite, oui, mais un parasite avec une conscience, je ne le fais pas par plaisir, mais uniquement car je n’ai pas vraiment le choix. Enfin si, le choix on l’a toujours (j’en entends pester là bas parmi ceux qui ont des responsabilités dans leur vie, ça va, je suis pas sourd), et moi j’ai justement fait le choix d’avoir le choix (je propose de faire une pause pour bien réfléchir ensemble à la signification de cette formule). Jusqu’à ce que j’en aie plus, et que mes responsabilités d’adulte me rattrapent (enfin ce sont plutôt les choix de retraite paisible de mes parents dont je fais les frais, mais ils l’ont méritée, ils ont fait de moi quelqu’un de plutôt bien sous tout rapport, du travail d’orfèvre). Saleté.

 

Bien, venons en au fait, apportons les preuves de ce que j’avance, qu’est ce qui me fait dire que mes parents veulent de moi, oui, mais uniquement un dimanche de temps en temps pour que mes enfants visitent leurs grand parents (non je n’ai pas d’enfants, j’ai dit y’a pas plus loin que tout a l’heure que je n’avais pas de responsabilités, je les ai soigneusement évitées, un parcours sans faute, c’est pas pour me retrouver bêtement avec un enfant sur les bras) ?

 

Alors tout d’abord, mon anniversaire c’était il y a pas longtemps (vous pouviez pas savoir), et outre le fait que je n’ai pas eu le droit de demander à manger mon plat préféré (spaghettis bolognaise et boulettes de viande, au moins ça demande pas des heures de préparation, même s’il faut y mettre beaucoup d’amour), et encore moins à un gâteau fait maison (qui est pourtant la spécialité de ma mère (il ne serait pas fait maison, sinon), qui s’applique toujours dans sa présentation, il faut 2 gâteaux au chocolat superposés, qu’il ait l’air le plus gros possible, et beaucoup de glaçage. Calories garanties), j’ai eu des cadeaux basés sur la thématique du ‘faisons passer un message discret’. Alors qu’en principe, tous les ans j’ai droit à mon plat, à mon gâteau, et à des chaussettes et caleçons en guise de cadeau (je pense que c’est un secret passé de génération en génération de mère à fille : tu offriras des sous vêtements à ton fils, ma fille, ça fera de lui peut être pas un homme, mais au moins il n’aura pas froid).

 

Là ce furent lasagnes surgelées (je me suis dit que ça changerait un peu, m’a expliqué ma mère, me prenant pour un imbécile, avec une perspicacité étonnante pour quelqu’un capable de tant de cruauté le jour de l’anniversaire de son propre accouchement), tarte au citron en promotion (« j’arrivais pas à faire tenir les bougies du coup j’en ai pas mis »), et les cadeaux, n’en parlons même pas (c’est là où je voulais en venir). Je vois plein de paquets cadeaux, je suis content, en plus ça n’a pas l’air tout mou tout plein de coton, c’est bon signe. Non, c’est tout dur tout plein de papier : Un Livre pour réussir son CV, Un livre ‘j’apprends à cuisiner’ et un autre intitulé ‘le Livre de la paresse, 1001 raisons de prendre sa vie en main’.

Fort bien.

Je leur ai toujours dit que ce que j’aimais, quand on m’offre un cadeau, c’est qu’il soit personnel, qu’on y ait réfléchi un minimum avant, et que c’est pour ça que je détestais les chèques cadeaux et autres chèques tout court (j’ai bizarrement changé d’avis pour ces derniers depuis cette légère période transitoire de chômage sans revenus). De toute évidence ils m’ont écouté et l’ont mis en pratique.

 

Ensuite, l’autre jour, nous dînions ensemble pour une fois (il faisait bien trop chaud pour que je reste manger dans ma chambre comme je le fais d’habitude), et mes parents me demandent, le plus naturellement du monde, et de la manière la plus rhétorique aussi : « ça te dérange pas de passer Noël tout seul, cette année ? On pensait aller voir ton frère au Japon ». Ah je heu bien. Je n’ai jamais passé un seul Noël tout seul, j’ai tout un rituel autour de Noël (j’en ai déjà mentionné une partie), et on à beau dire, tout seul, c’est pas pareil. D’ailleurs, si ce n’était pas autant cliché, je comprendrais presque ceux qui se suicident à cette période, de solitude. Si je pouvais tous les rassembler pour écouter tous ensemble un disque de Los Pitufos Cantan la Feliz Navidad (les Schtroumpfs chantent noël, mais en espagnol, et ça change tout), je peux garantir un taux de succès avoisinant les 100% (il y en a toujours un ou deux pour ne pas être réceptif à l’esprit de noël, c’est pénible). Mais si je n’ai pas le choix, je ferai face à l’adversité d’une musique qui résonnera dans une enceinte quasiment vide (car je jouerai quand même mon disque, il m’en faut plus pour me faire plier), et serai fort (pas comme un Turc, mais presque). Je me dis qu’ils veulent peut être me montrer qu’il vaut mieux être séparés tous les autres jours de l’année, et en famille le jour de Noël, plutôt que le contraire. Pédagogiquement, c’est assez bien vu.

 

Et enfin (la construction de ma pensée m’épate moi-même), l’autre jour j’étais de sortie (ce qui m’arrive, malgré ce que je vais expliquer dans pas longtemps), et je suis rentré dans la nuit de ma folle aventure de jeune homme plein de vie (malgré les apparences). Et là, surprise, la porte est fermée à clef. Chose qui n’arrive jamais. Et quand je dis jamais, c’est limite un euphémisme. Et comme ce jamais n’est pas exagéré, eh bien moi je n’ai pas de clef (voyez comme le coup est vicieux), et ça ils le savent bien, c’est comme ça depuis 30 ans, je ne pense pas qu’ils s’imaginent que je suis allé faire un double des clefs dans la semaine, juste au cas où, car les chiffres de la criminalité sont en hausse ce dernier semestre. Ce serait présumer de ma capacité à prendre les devants et les initiatives. Ils me connaissent mieux que ça. Plutôt que de sonner à la porte (ils savent bien que jamais je ne voudrais les déranger, je suis trop bien élevé pour mettre aux premiers rangs mon égoïsme face à la tranquillité de leur sommeil), je décide donc de dormir dans la voiture. Je pense que dans leurs rêves les plus fous (ceux qu’ils faisaient à ce moment même, un sourire béat et satisfait sur le coin des lèvres), ils me voyaient prendre une chambre d’hôtel, m’y plaire, et m’y installer à vie.

 

Bref, je vois qu’il y a comme un schéma sous jacent, j’ai comme l’impression qu’on tente de me faire comprendre quelque chose. Vais tâcher d’éventuellement en tenir compte, il en va de mon confort de vie, ce serait bien qu’ils ne le gâche pas au quotidien.

 

Creusons un peu cette histoire de procrastination, qui est finalement la clef de tout, y compris du mystère de ma vie.

 

Je vais pas être très crédible en disant ça le plus sérieusement du monde, mais je ne suis pas fainéant. Parfaitement, je ne rechigne pas à la tâche, je vous ferais dire. Par contre, la tâche a intérêt a m’être imposée, et que j’en retire quelque chose (autre que de la satisfaction, ça personnellement je m’en fiche un peu, ça me passe au dessus). C’est mon coté petit soldat : si dans mon contrat y’a marqué que je dois me lever tot, alors soit, allons y gaiement (sauf quand il fait gris et froid, là c’est pas tres motivant), de toute facon y’a pas le choix, faut ce qu’il faut, l’argent ca pousse pas dans les arbres, et une poule au pot dans chaque foyer.

Mon vrai souci en fait, outre mon classement très personnel dans l’ordre de mes priorités, c’est que je me laisse distraire facilement. Rester assis, concentré, les sourcils froncés et le cerveau en ébullition, alors que je pourrais verifier mes mails (j’ai reussi a garder quelques amis malgré tout) ou encore tenter d’attraper une mouche à la main (j’ai appris à le faire à la ferme, alors que j’etais encore insouciant et qu’on nous demandait officiellement de ne rien faire. Mais impossible de rester en place avec toutes ces mouches qui nous narguent. Douce jeunesse indomptable).

L’avantage c’est que mes journées se remplissent rapidement. Car il faut voir toute l’energie deployée pour repondre ne serait ce qu’à une annonce (l’annonce doit d’ailleurs être parfaite et être idéale pour moi. Déjà que je suis persuadé d’être le meilleur pour n’importe quel poste, alors je m’en voudrais de rendre un recruteur malheureux en refusant un emploi qui ne me plairait pas a 100%). Et moi, c’est un principe, j’estime que j’ai droit a un peu de repos après un effort conséquent, y’a pas de raison, j’ai pas moins de droits qu’un ouvrier syndiqué sous prétexte que je me la coule douce chez mes parents. Bon et si on ajoute a ca le fait qu’en debut de semaine, il est trop tot pour vraiment s’y mettre (apres tout, il reste toute la semaine, encore), et que le vendredi il est trop tard (apres tout, il sont tous partis plus tot de toute facon, personne ne lira ma candidature avant lundi, et elle va se retrouver en bas de la pile. Non, tactiquement, c’est tres mal jouer, mieux vaut attendre), ca veut dire qu’il me reste a peu pres environ 3 jours pour ma recherche active, à raison d’une annonce par jour (si je reponds à 2 dans la meme journee, ca passe pour du zele, et je m’octroie d’office une journee de repos dans la foulée). Le pire, c’est que même mes sorties je les remets à plus tard, je suis tres rarement motivé le jour meme. Sauf si je suis invité à une occasion bien precise, de type anniversaire important que j’ai pas droit de rater sous peine d’etre persona pas grata le restant de mes jours (et mis dans la colonne des amis sur qui on ne peut pas compter, ce qui est toujours facheux d’un point de vue de la conscience personnelle).

Enfin, au moins tout ce temps libre me permet d’engloutir du livre.

 

Oh tiens, quelle transition, ça me fait penser que même mes lecture j’aimerais qu’elles soient integrées plus facilement. Je m’explique, car en me relisant je me demande moi-même ou je veux en veni

J’ai l’impression, en fait, que je prefere l’idee d’avoir lu, que le fait meme de lire. C’est que ca prend du temps a lire, toutes ces pages et tous ces caracteres, encore plus de temps quand on a du mal a se concentrer plus de 3 minutes et a se demander au fait, y’a quoi a la télé en ce moment ? Je me délecte donc à l’idée de pouvoir étaler ma culture en société (quand je la fréquenterai), sauf que j’ai rarement le courage d’aller au bout de l’idée et de lire effectivement l’ouvrage qui me fait baver. Mais ça viendra. Cette obsession est par ailleurs cristallisée par la séparation entre les lus et les non lus. Et rien ne m’enchante plus que de pouvoir poser un livre dans la pile des livres lus. C’est comme s’il avait enfin rempli sa destinée et qu’il avait mérité un peu de repos, lui aussi. Alors que tant qu’il est dans la pile des à lire, c’est un moins que rien, un arriviste, un qui croit qu’il impressionne alors qu’il a même pas été lu. Le loser. Du coup, parfois je triche, par exemple j’achète des pièces de théâtre car ça se lit plus vite (en plus parfois, ça rime, c’est joli, et moi je me retrouve à tenter de parler en alexandrins, comme ca j’ai l’impression d’être un poete (ah bah tiens, en voila un d’alexandrin, suis fort)). Ou alors je ne lis que le début, je me persuade que ouhla, c’est vraiment vide et creux (à force de lectures, je suis devenu un véritable critique acerbe et affûté) , au secours, jamais je ne le terminerai de toute facon, allez, va rejoindre tes copains, arrête de me faire perdre mon temps.

C’était déjà vrai lors de mon excursion dans le système scolaire (important, le « c »), et qu’on me répétait a longueur de temps que je me reposais sur mes acquis (alors que finalement c’était quand même pas si mal que j’aie réussi a acquérir quoi que ce soit déjà a la base. C’est un peu comme ces recruteurs qui exigent une première expérience, et qui ne se rendent pas compte qu’il faut bien quelqu’un quelque part pour la donner, cette première expérience, sinon on s’en sort pas. Eh bien moi je l’avais, ma première expérience, et elle me suffisait amplement. La preuve, j’ai eu mon bac, du moins il me semble). C’est tout simplement parce que l’idée de savoir m’est bien plus agréable que celle d’apprendre, qui elle est quand même barbante et répétitive.

Par John Bloug - Publié dans : blog-eponyme
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Lundi 29 octobre 2007

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a y'est, suis de retour

suite au commencement de ma vie d'adulte, j'ai du tout d'abord affronter quelques regles administratives de base. Mais j'ai vaincu

enfin il m'aura fallu près de 3 mois pour reussir à obtenir une connexion internet (j'en ferai la narration pour vous dès que j'aurai un moment et que j'aurai rattrapé mon retard d'emails et de series US), mais a y'est, c'est bon, nous allons pouvoir repartir bon pied bon oeil

en plus j'ai une Nouvelle à publier, l'histoire d'un mec qui fait rien qu'à procrastiner, ça devrait nous occuper en attendant l'été.
donc zou, a plus tard mais pas très
Par John Bloug - Publié dans : blog-eponyme
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Dimanche 19 août 2007

J’avais écrit un petit texte très inspiré pas plus tard que l’autre jour, sauf que sortie de nulle part, une coupure d’électricité est venue gâcher la fête.

Donc me voila de nouveau face à l’écran, un peu moins inspiré, mais je vais essayer de faire en sorte que ça ne se voit pas trop.

Vous avez face à vous un homme qui tourne la page et qui passe à l’âge adulte. A priori ça me dit trop rien, mais sait-on jamais, ça peut apporter deux ou trois petites aventures intéressantes. D’ailleurs je vais en profiter pour changer le sous titre de ce (sublime) blog, pour bien montrer le changement de page (là normalement vous devez imaginer un son de je ne sais quoi, comme dans les livres audio pour enfants « quand vous entendrez ce son ‘ding gi li dong’, il faudra tourner la page »).

Alors oui donc a y’est j’ai officiellement 30 ans. Ça vous chamboule un homme ça, surtout quand il n’a pas encore fait sa crise de la quarantaine. Je ne suis plus « jeune » mais « trentenaire » (quand on a vingt ans, on a toute la vie devant soi, pas la peine d’inventer un terme du genre vingtenaire), et faut pas croire, mais c’est la mega pression.

Bon j’ai complètement laissé tomber l’idée d’une quelconque réussite professionnelle (telle qu’on l’entend) pour plutôt me focaliser sur mes envies propres et perso a moi : en faire le moins possible ou alors dans un domaine que j’aime. Mission accomplie. Je ne dis pas que ce sont des bases super solides, mais on s’en tape, le solide c’est pour les faibles.

La phase suivante consiste à partir de chez mes parents (oui j’y suis encore, non je m’appelle pas Tanguy et je vous dispense de commentaires). Mission accomplie itou. Enfin bientôt. Disons que le duvet est en train de s’envoler et que je suis au bord du précipice, même que si ça se trouve je vais pouvoir me passer de la becquée. Le régurgité ça va 5 minutes, je rêve de pâtes fraîches à présent. J’ai trouvé un nid, il me manque plus que quelques brindilles à y disposer (je n’aime pas trop construire, moi je préfère annexer directement, du coup là je me heurte à quelques difficultés, notamment le fait que je n’ai absolument aucune notion de déco. Je me demande si on a le droit de mettre des posters de Michael Jordan datant de 93, dans un appart de trentenaire débutant ?).

Je vais apprendre sur le tas (c’est une image), ce sera mon roman initiatique à moi. J’espère qu’il y aura des bêtes étranges et des pingouins cracheurs de feu sur le passage

Par John Bloug - Publié dans : blog-eponyme
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Lundi 25 juin 2007
Le dring du titre est un peu disgracieux, surtout que je pensais plus au son d'un carillon tout doux tout suave. Mais j'ai pas trouvé l'onomatopée adequate, donc on fera sans

alors bon j'avais promis (plus ou moins du bout des levres et forcé par ma conscience) un texte special 30 ans, eh bien figurez vous qu'il n'est pas encore pret. Mais il le sera hein, juste pas là tout de suite le 26 Juin 2007 a minuit

J'ai des circonstances attenuantes: je faisais BBQ géant + rencontre au sommet avec monsieur PJ (qui préfère garder l'anonymat pour qu'on ne soit pas trop associé dans l'esprit des autres). Et comme finalement il n'a pas plu, je n'ai pas eu loisir de m'eclipser pour ecrire mon texte pendant que mes invités jouaient a la pétanque dans le jardin.

Du coup c'est vous autres, mes non invités, qui en patissez, j'en suis navré

mais je reviens vite vite vite, je suis persuadé d'avoir des choses a dire
Par John Bloug - Publié dans : blog-eponyme
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Lundi 18 juin 2007
ah tiens, mon dernier message date du 30 Avril. Transition toute trouvée, j'ai moi même bientôt 30 ans.

comme le temps passe vite quand on s'amuse a ne rien faire de sa vie. je pourrais continuer comme ça des siècles durant. Certains ont besoin de s'épanouir dans un travail, eh bien moi non, super pas, je peux être ultra oisif et m'en porter à merveille. La pression de la société je n'en ai que faire, suis un rebelle sans cause, comme qui dirait.

Donc en fait c'est juste pour dire que je préparerai un texte special 30 ans, qui devrait être prêt pour le jour fatidique (le 26 juin, pour ceux qui veulent m'envoyer des fleurs mortes). Ptêt sera t il joyeux et plein d'un espoir de fin de printemps qui chante, ptêt qu'il sera empli d'un desespoir sourd et incurable de lendemains qui diminuent. Ce sera la surprise.

J'aime bien les surprises, surtout quand c'est moi qui les choisis.
Par John Bloug - Publié dans : blog-eponyme
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